Le RDNP abandonne la PLAPH et se dirige vers les présidentielles
La secrétaire générale du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Mirlande Manigat, a annoncé lundi le retrait de son parti de la Plateforme des patriotes haïtiens (PLAPH) peu après avoir rempli les formalités d’enregistrement en vue des prochaines présidentielles.
L’intéressée, qui n’a pas voulu exposer dans les détails les raisons à l’origine d’une telle décision, s’est bornée à dire que "des divergences d’approche et de stratégie au sein de la plateforme n’ont pu malheureusement être surmontées".
Aucune réaction pour l’instant de la PLAPH fondée il y a environ un an et qui représentait une alliance entre cinq formations politiques, le RDNP, la GREH de l’ex-colonel Himmler Rébu, le MNP-28 de l’ancien Sénateur Déjean Bélizaire, l’ADEBHA de Me René Julien et le Bloc 20 de M. Gaetjens.
Mirlande Manigat s’est prononcée une fois de plus contre la démission du Président René Préval pourtant réclamée par divers partis engagés dans des manifestations de rue anti-gouvernementales.
La dirigeante du RDNP n’hésite pas non plus à se montrer moins virulente que ses collègues de l’opposition vis-à-vis du Conseil électoral provisoire. Plus que le départ des membres du CEP, ce qu’il faut surtout ce sont des changements dans la machine électorale orientée politiquement, a-t-elle répété.
Faisant part de ses ambitions présidentielles, la constitutionnaliste et professeure d’université a déclaré qu’elle était désormais ouverte à d’autres alliances politiques. Dans cette perspective, le parti s’était fait représenter vendredi dernier à des discussions qui réunissaient plusieurs plateformes comme l’Alternative et le Collectif pour le renouveau haïtien (COREH) qui regroupe des parlementaires en fonction et d’anciens collègues de la 48e législature proches de l’opposition.
"L’idéal serait d’avoir une candidature unique de l’opposition. Mais, au cas où cela s’avèrerait impossible à cause de la présence de différentes sensibilités dans la classe politique, l’on pourrait promouvoir deux ou trois candidatures", a affirmé Mirlande Manigat.
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