Ranmase : la classe politique et les sénateurs « non Lespwa » opposés au départ de Mme Pierre-Louis
Posté: 2009 Oct 26 - 08:44
• Les invités de Ranmase de ce matin étaient unanimes à condamner la décision des sénateurs LESPWA qui ont choisi d’interpeller le premier ministre Michèle Duvivier Pierre dont le gouvernement est accusé d’avoir gaspillé ou détourné 187 millions de dollars des fonds d’urgence.
Les sénateurs interpellateurs se déclarent aussi insatisfaits des résultats de la politique gouvernementale. Le député Acluche Louis Jeune croit qu’il s’agit d’une manoeuvre du président René Préval pour contrôler les élections à venir et s’assurer que son successeur sortira de son clan et de sa famille politique. « John Joël Joseph ne s’appelle pas Acluche Louis Jeune, jamais, il n’aurait pu prendre sur lui-même la responsabilité d’interpeller le chef du gouvernement sans l’aval de son chef », a dit le député de Dame Marie qui conseille au chef du gouvernement de ne pas subir l’humiliation du grand corps. « Soyez grande et pragmatique, Mme Pierre Louis, démissionnez ! », déclare t-il. Le juriste René Julien, président de l’Amicale des Juristes et de l’ADEBHA invite les secteurs organisés de la classe politique et de la société civile à se constituer en un véritable bloc pour sauver les acquis démocratiques menacés avec le pouvoir du président Préval.
«C’est incroyable, René Préval fait des choses qu’on osait à peine imaginer et le parlement n’a même pas tenté de le mettre en accusation voire de s’ériger en haute Cour de justice (le sénat) pour le juger », s’est emporté Me Julien qui croit que le peuple doit avoir un vote-sanction lors des prochaines joutes et non un vote de complaisance comme il se plaisait à le faire à chaque fois.
Les sénateurs Roudy Hériveaux et Evalière Beauplan qui intervenaient par téléphone à l’émission n’ont pas de mot pour dénoncer le comportement de leurs nouveaux collègues au grand corps pour cette interpellation qu’ils jugent inopportune et mal calculée. Rudy Hériveaux a passé en revue les réalisations (il est vrai rares) du gouvernement pour justifier le fait qu’il ne peut ou ne devrait partir en ce moment marqué par la tentative de reprise de contacts avec l’International pour stimuler la croissance et l’investissement. Point de vue partagé par son collègue Beauplan qui estime que la mauvaise gestion de l’Etat ne saurait être mise sur le dos du chef du gouvernement. « Ayons le courage de cibler le coupable, il n’a pas deux noms, il s’appelle René Préval », a dit Evalièree Beauplan. Les invités ont tous condamné aussi l’inaction du pouvoir face au drame de la République dominicaine où 4 compatriotes ont été décapités et brûlés vifs là-bas. Les problèmes des inondations et la route de Carrefour avaient occasionné l’intervention du maire Yvon Gérome qui a parlé des mesures adoptées par le pouvoir central pour venir en aide à la population victime. |
|
Liens: La Ville Des Cayes
Staff Mail
|